«SEPT(7) lettres qui nous….
…rappellent toutes et tous, êtres humains, que nous en sommes, je dirais, privilégiés porteurs.
Convaincu aussi, je suis, que nous sommes, nous de la Création, les seuls à en être, je dirais, gratifiés.
Après l’avoir bafouée, égratignée, écorchée, écrasée, j’ai eu à expérimenter prison, pénitenciers, institution psychiatrique, réinsertion sociale,thérapies et combien autre(s) pour en arriver à la récupérer. Pour certaines gens, ce fût un «job de bras». De mon coté, ce fût affaire(s) de coeur, d’esprit, de corps et d’âme. Tout un menu!
Vous avez une idée sur mon «invitée du jour» ?
En mille, je vous le donne: Sept(7) lettres pour «DIGNITÉ»
Cette dignité qui, à mon bien humble avis, se trouve à au moins un micromètre au-dessus de la ligne horizontale. Un lieu qui se veut aussi composé d’une paix profonde. Ce genre de paix si propice au(x) BONHEUR(S).
Oui, une paix du coeur, une paix de l’esprit et, finalement, une paix de l’âme.
Voici ce qu’en dit «mon» ami feu Aristide Quillet dans son Dictionnaire Encyclopédique: « Se dit pour marquer la noblesse, l’élévation. le respect de soi-même, dans les sentiments, les actions, les manières. La dignité de la nature humaine. La dignité de la vertu. Etc…»
Dignité m’est synonyme de «Beauté», de «Grandeur», d’«Humilité», de «Profond contentement», de «Fierté» et beaucoup plus.
À chacune et chacun, je salue ces sept(7) lettres qui vous habitent. Plus encore, je m’incline devant leur présence et remercie TOUT ce qui, de vous, en a permis et en permet la présence.
Mes respects,
Avec affection & tendresse,
Gaston
«Cellule(s)….suite…
Que de définitions et applications différentes pour ce seul mot «cellule» ! Foi de feu Monsieur, «mon» ami Aristide Quillet. (Cf. Dictionnaire encyclopédique Quillet – Librairie Arisitde Quillet – Paris – 1953).
Il m’en a pris du temps…23 ans, peut-être, pour en arriver à ressentir ces affections qui sont actuellement miennes à l’égard de ce lieu qui se veut, au départ, à vocation de réclusion, de châtiment, de punition(s). En ce qui me concerne, «ma»…«mes» cellules sont beaucoup plus que «ça».
Puis, combien j’en avais besoins!
Ce n’était du tout l’opinion que j’avais d’elle(s) aux moments où j’y logeais encore qu’elles m’étaient lieux de réconforts. Endroits où j’ai amorcé, je l’ignorais, ce très long périple de rendez-vous que j’avais avec MOI, avec les essences même de ma personne. Une cellule, pour qui le veut bien, se veut endroit de contacts avec la base…le «fin fond» de soi. Nombre de religieux(ses) y ont logé et y «habitent» encore….pour des raisons apparentées à celles de gens en milieux carcéraux??? Je l’ignore.
Ce matin, j’ai le profond goût et besoins de rendre hommages à ces espaces ou de béton ou de blocs de béton, meublés d’acier ou de meubles dits plus conventionnels aménagés à notre goût selon ce qui se veut permis.
Si, à la lecture de ce qui précède, vous aimeriez en savoir plus…je vous suis disponible à vous en faire descriptions plus détaillées.
Faites-moi alors signe et je procéderai…
À toutes ces cellules, embryons de ces essentiels et pertinents rendez-vous avec moi, mille mercis! C’est dans vos seins respectifs que j’ai, dans mon coeur, dans ma tête,dans mon corps et dans mon âme, crié, hurlé, prié, étudié, médité, nié, «marchandé», rêvé, planifié, examiné, ragé, pleuré, fui, marché, dormi, écrit et quoi d’autre ? Oui, je m’y suis aussi physiquement entraîné.
Et vous là-dedans ? Impassibles, réceptives, un si tantinet chaleureuses, éclairées, vous m’avez accueilli inconditionnellement…beaux temps et autres sans rien demander en retour.
Je me rappelle en ce moment même ces fort sages propos de cette ex-belle-soeur, Christiane (mercis à toi!) qui dans une lettre me disait :«Tu es en prison pour te libérer de tes propres prisons…» Combien elle avait raisons ! Et ces cellules, de mains humaines construites, y ont fait leur part.
Combien de fois en «pseudo» liberté je me suis ennuyé de vous ?!
Vrai vous me demandez vous qui me lisez? Oui, si juste ces ennuis de «ma cellule». Pourquoi? Réinsertion sociale dure, exigeante, parfois complètement décourageante. Pour d’autres moments, frisant la déshumanisation. Et puis…non…j’y pense. «Pas frisant» mais étant totalement inhumaine. Je pense particulièrement à ma 1ère visite sur la tombe de Lorraine et à ces parties de ce huit jours qu’a duré mon active et impliquée participation à La semaine Nationale de la Justice réparatrice en 2005. Des moments INHUMAINS où seule une essentielle «autre» complicité est requise.
Vous, cellules qui m’avez aidé, vous y avez vos parts de douces responsabilités.
Mes respects,
Gaston B.
Pour autre possible rendez-vous : http://www.myfreedomhurts.com
envoi en cours...